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Matinée d'étude 2018. Communication scientifique : nouveaux visages, nouvelles frontières: Présentation de la matinée

8ème matinée d'étude de Formadoct
Quand ? Le 2 février 2018, de 9h30 à 13h
Où ? à l'Université Rennes 1, campus Beaulieu, Amphi Louis Antoine (Bâtiment 2A)

La matinée d'étude des formations doctorales s'adresse à trois publics :

  • Les doctorants des Ecoles Doctorales de Rennes 1 - Rennes 2 et INSA de Rennes :
    • Cette matinée d'étude est intégrée dans les formations doctorales à la maîtrise de l'information scientifique, et elle constitue à ce titre un module commun de ces formations, proposées aux doctorants de Rennes 1, Rennes 2, INSA de Rennes par les bibliothécaires de ces établissements et par l'URFIST de Rennes, aux doctorants de Rennes 1 et Rennes 2.
    • Pour les doctorants inscrits à ce module de formation, l'émargement sera obligatoire et permettra l'attribution des crédits de formation, liés à ce module.
       
  • Les enseignants-chercheurs de l'UBL, les doctorants des autres universités et ED de l'UBL
  • Les professionnels de l'information des SCD et des structures documentaires de l'UBL

 

Contact : damien . belveze [at] univ-rennes1 [dot] fr

Tel 02 23 23 32 34

Matinée d'étude 2018. Communication scientifique : nouveaux visages, nouvelles frontières

Citation needed : CC-by:futureatlas.com

 

« La communication scientifique : nouveaux visages, nouvelles frontières »

 

« Le chercheur ne peut pas ne pas communiquer (1) », pourrait-on dire, en paraphrasant la phrase célèbre des théoriciens de l'École de Palo Alto. Certes, la communication scientifique, « activité dont l'objet est de diffuser les problématiques et les résultats de la recherche scientifique fondamentale ou appliquée ou du développement industriel soit en direction des pairs, soit vers un large public » (selon Wikipedia), a toujours été une composante essentielle du travail des chercheurs, et ce bien avant Internet. Les chercheurs ont constamment veillé à communiquer entre eux et avec la société, notamment à travers la diffusion des résultats de recherche dans les publications scientifiques. Mais aujourd’hui, à l’heure des réseaux sociaux, des blogs, du libre accès et surtout de la montée en force des questions sociétales posées par les innovations scientifiques, les chercheurs font face à une sorte de triple pression pour communiquer, davantage et autrement :

  • l’injonction de visibilité : ils doivent communiquer d’abord pour eux, pour leur laboratoire, leur établissement, pour rendre plus visibles leurs travaux, dans un contexte de concurrence scientifique acharnée ;  

  • la demande de vulgarisation : jamais le grand public n’a été aussi demandeur de vulgarisation, d’explication des découvertes scientifiques, jamais le besoin de comprendre les avancées scientifiques n’a été aussi développé dans des sociétés où la part des populations éduquées n’a jamais été aussi importante ;  

  • la force des débats de société : les chercheurs se voient enfin souvent tenus de communiquer envers différents publics, pour répondre aux controverses sociotechniques, aux débats de société, mais aussi aux remises en cause, de plus en plus fréquentes, de la « parole scientifique ». L’autorité de cette parole, du discours scientifique, ne va plus de soi, et les chercheurs sont et seront de plus en plus interpellés par les citoyens.

C’est pourquoi les doctorants, les chercheurs et tous les professionnels de l’écosystème scientifique doivent prendre au sérieux les questions posées aujourd’hui par la communication scientifique, qui a profondément changé dans tous ses aspects :

  • le changement de supports et d’outils, avec la numérisation généralisée : les blogs, les réseaux sociaux, les revues en libre accès, etc. ont démultiplié et transformé les vecteurs de la communication scientifique ;

  • le changement de temporalités : là où le chercheur communiquait sur ses résultats, après la publication de ses travaux, il peut communiquer désormais avant, pendant et après le processus de recherche, par exemple sur son carnet de recherche ;

  • le changement de publics : là où le chercheur communiquait avant tout vers et pour ses collègues (à travers le système des revues scientifiques notamment), il communique aujourd’hui en direction de différents publics (décideurs, grand public, élèves…) ;

  • le brouillage des logiques : entre logique scientifique et logique de communication existent des différences sensibles, des écarts, voire des contradictions irréductibles ;

  • la porosité des frontières : comment distinguer aujourd’hui la publication, la communication, la vulgarisation, la médiation scientifiques ? Ces notions s’entremêlent parfois, se chevauchent et deviennent difficiles à définir.

Comment s’y retrouver dans ce paysage complexe ? Quelles sont les opportunités créées par ce brouillage ? Où commence la communication, où s’arrête la publication ? Doit-on diffuser des résultats plus ou moins validés ? Comment répondre aux différents enjeux actuels de la communication scientifique ?

A travers une conférence, des retours d'expérience et une table ronde de débats et de témoignages, la 8ème Matinée d’étude des formations doctorales cherchera, d’une part à fournir un cadrage conceptuel sur l’importance de la communication scientifique, ses différentes facettes, les relations entre publication et communication scientifiques, d’autre part à dresser le paysage actuel des formes de communication scientifique avec des exemples. Il s’agira d’apporter aux doctorants à la fois des éléments de réflexion, de connaissance, des témoignages et des conseils.

 

(1)« On ne peut pas ne pas communiquer », In Watzlawick, Paul, Beavin, Helmick, Jackson, Don, « Une logique de la communication », Seuil, 1972 (Points), p. 48

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